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RENCONTRE AVEC MOHAMED AGLAGANE, APICULTEUR ENGAGÉ DANS LA SAUVEGARDE DE L'ABEILLE JAUNE DU SAHARA - Terra Api

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RENCONTRE AVEC MOHAMED AGLAGANE, APICULTEUR ENGAGÉ DANS LA SAUVEGARDE DE L’ABEILLE JAUNE DU SAHARA

Nous sommes à Skoura, une petite ville située dans les contreforts de l’Atlas aux portes du Sahara. Nos recherches sur le projet de préservation de l’abeille jaune du Sahara nous ont mené jusqu’à Sawadi (lire l’article), un écolodge dont les propriétaires ont accueilli des ruches témoins et nous ont gentiment aidés à entrer en relation avec Mohamed Aglagane, l’ancien Président de l’association Albisher, à qui cette ambitieuse entreprise doit son existence.

Mohamed, philosophe du désert

Nous rencontrons Mohamed un soir après l’école, car en plus d'être apiculteur, Mohamed est également instituteur. Nous nous asseyons autour du traditionnel thé à la menthe et faisons connaissance avec un homme passionné et déterminé.

« Sauvegarder l’abeille jaune, c’est un loooong travail! » nous confie-t-il avec un soupir. Mais un travail qui en vaut la peine, tant cette abeille est un symbole d’espoir dans un environnement de plus en plus difficile. Garante des savoirs ancestraux qui lient l’Homme et la Nature, elle est également gardienne de la biodiversité unique qui fait la richesse de cette région aride, mais pleine de ressources.

« Je ne pouvais pas rester les bras croisés alors j’ai commencé à apprendre. » Mohamed

Mohamed est devenu apiculteur il y a dix ans, quand il a réalisé que cette espèce si particulière était vouée à disparaître si rien n’était fait. « Je ne pouvais pas rester les bras croisés alors j’ai commencé à apprendre » nous dit-il. Avec l’aide et le soutien de nombreux organismes et de personnes* dont l’engagement est à saluer, Mohamed lance l’association Albisher pour mettre en place une structure permettant de cadrer ce projet de sauvegarde.

Il est également impliqué dans l'éducation de cinq fils, à qui il enseigne qu’il faut revenir à la nature, non s’en déconnecter. Sa philosophie est pleine de bon sens et l’a d’ailleurs poussé à explorer les techniques de médecine traditionnelle et d’homéopathie, qu’il applique à présent dans son travail aussi bien que dans sa vie…

COMMENT TRAITER LE VARROA DE FAÇON NATURELLE?

« Vous connaissez le principe de similitude? » nous demande-t-il en introduction. C’est l’un des principes fondateurs de l’homéopathie, qui stipule qu'à maux similaires, remèdes similaires. Pour traiter le varroa par exemple, qui est en quelque sorte le poux de l’abeille, il faudrait donc utiliser la Staphysagria, un remède issu d’une plante appelée « herbe à poux » poussant dans les régions du bassin méditerranéen. Il nous explique que c’est d’ailleurs la technique qu’utilisaient les anciens, expérimentée avec succès par l’association Albisher, en partenariat avec Homéopathes Sans Frontières pour traiter les amandiers contre les pucerons…

*L’Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Ouarzazate (ORMVAO ) dont Monsieur Mohamed Benedir est le chef de service de l’élevage; La Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech (FSSM ) dont Monsieur Ahmed Ouhammou est un botaniste qui a apporté beaucoup d’aide à ce projet; Le Centre d’Études Techniques Apicole de Moselle (CETAM ) dont Paul Schweitzer est le directeur du laboratoire écologique; La Fédération Nationale des Organismes Sanitaires Apicoles Départementaux en France (FNOSADE) dont Monsieur Louis Pister est l’administrateur et a encadré beaucoup de formations apicole au sein d’Albisher; La Fédération Interprofessionnelle Marocaine d’Apiculture (FIMAP) dont Monsieur M’hammed Aboulal est le Président; L’Ambassade Française au MarocLa Fondation de France (FDF); Et la Fédération Algérienne des Associations d’Apiculteurs dont Mahmoud Lakhal est le Président.

Il souhaite à présent partager avec nous une petite expérience qui l’a marqué. Il met une bonne cuillère de miel qu’il aplatit légèrement au fond d'une coupelle, verse un peu d'eau dessus et secoue doucement la coupelle en dessinant un cercle pendant quelques secondes. Il nous demande de regarder dans la coupelle et de lui dire ce que nous observons. À notre plus grande stupéfaction, la surface du miel est en train de reconstituer un motif aux alvéoles parfaites, comme si les rayons de cire avaient été imprimés dessus!!! Nous n’en croyons pas nos yeux. Il nous explique alors que c’est une façon de différencier le vrai miel (issu de nectar) du faux (issu de sucre), et que ça s’appelle la mémoire de l’Eau…

Ok… Nous sommes tout ouïe.

L’abeille jaune et le défi de sa survie

Dans cet environnement aride situé à près de 1200 mètres d’altitude entre les montagnes du Haut Atlas et le désert du Sahara, les paysages qui nous entourent sont caillouteux et semblent désertiques… Pourtant, ils recèlent un secret. À y regarder de plus près, une extraordinaire biodiversité végétale s’y cache, avec une abondance d’espèces particulièrement bien adaptées à ce climat difficile. Ainsi, les plantes restent petites et présentent souvent des épines, une surface foliaire réduite afin de limiter l’évapotranspiration, et des fleurs de petite taille aux corolles peu profondes.

« On ne peut pas faire mieux que la nature. Le mieux qu’on puisse faire est de protéger cette nature, dont l’abeille jaune, qui est si parfaitement adaptée au climat de sa région. » Mohamed

Mohamed nous explique que c’est parce que les conditions sont si spéciales que l’abeille jaune du Sahara, ou Apis mellifera sahariensis, est si remarquable. « On ne peut pas faire mieux que la nature. Le mieux qu’on puisse faire est de protéger cette nature, dont l’abeille jaune, qui est si parfaitement adaptée au climat de sa région » nous explique-t-il. Outre le fait d’avoir une langue plus courte que les autres, lui donnant accès aux plus petites fleurs, elle peut butiner jusqu'à sept kilomètres de sa ruche, contre trois kilomètres en moyenne pour les autres races d’abeilles. Elle est en outre capable de réguler sa population en fonction des apports en nectar, afin d’assurer la survie de la colonie. Une démonstration d'adaptabilité fascinante, d’autant qu’elle est également très douce… ce qui en fait une partenaire idéale pour les apiculteurs!

Pourtant, sa survie est menacée. Décimée suite à la pulvérisation massive d’insecticide en réponse aux invasions destructrices de crickets, sa population, bien que résistante, a aujourd’hui drastiquement diminué. Les abeilles sont bien présentes, mais celles que nous voyons sont presque entièrement noires. « C’est la transhumance, et aussi l’achat de ruches d’abeilles noires pour repeupler les ruchers désertés après la lutte antiacridienne » nous explique Mohamed. Les apiculteurs du nord et de l’ouest du Maroc travaillent avec des abeilles telliennes (qui sont noires) parce qu’elles sont aujourd'hui plus faciles à trouver, et déplacent leurs ruches au gré des floraisons. Les reines jaunes rencontre alors les faux bourdons des ruches noires et la dilution génétique s’amorce, entraînant la raréfaction des premières.

Il faut donc se rendre dans les vallées reculées du Haut Atlas où l’apiculture traditionnelle est encore pratiquée, loin des zones de transhumance, pour trouver trace de l’abeille jaune…

Comparaison entre une abeille jaune et une abeille noire, dite tellienne

La mémoire du miel

« Un Monsieur a dit un jour que ce village tient le rucher entre ses mains » Mohamed

Le lendemain Mohamed nous emmène donc dans le royaume de l’abeille jaune, au coeur du Haut Atlas. Nous nous rendons dans le village berbère de Tagragra, où le rucher communautaire troglodyte est entretenu selon des techniques ancestrales. « Un Monsieur a dit un jour que ce village tient le rucher entre ses mains » nous dit-il alors que nous arrivons au pied des ruches, creusées à quelques mètres des habitations directement dans la roche.

Les ruches, dont la face avant est murée, sont composées de deux cavités, partiellement séparées par une cloison. D’un côté se trouvent la reine et le couvain, avec l’orifice de sortie, tandis de l’autre se trouve l'équivalent de la hausse, où s’effectuera la récolte du miel…

« C’est ici que le travail de sauvegarde de l’abeille jaune commence, c’est la tradition au secours de la modernité! » Mohamed, citant l'un de ses amis

Ici, la tradition est reine et les abeilles font partie intégrante de la vie des familles. Cité dans le Coran comme bénéfique pour la santé, le miel est l’un des éléments essentiels en cuisine comme en médecine. À Skoura les femmes, souvent en charge de s’occuper des abeilles, ont également appris à utiliser leur venin pour soigner les animaux aussi bien que les humains.

Pour traiter les kystes sur le bétail par exemple, elles font piquer une abeille à l’endroit du kyste, puis vident l'abcès que la réaction à la piqûre a permis de faire éclater, et ensuite remplissent la plaie avec du miel pour assurer la désinfection et la cicatrisation… Elles utilisent aussi le venin contre la leishmaniose, la piqûre du scorpion, la migraine, l'eczéma ou encore l’angine. Et parait-il que le miel est ce qu’il y a de mieux contre les hémorroïdes!

« C’est ici que le travail de sauvegarde de l’abeille jaune commence, c’est la tradition au secours de la modernité! » nous explique-t-il en citant l’un de ses amis, Paul Schweitzer. Car c’est ici qu’il faut venir chercher les reines jaunes qui repeupleront les colonies dans les vallées et les palmeraies comme celle de Skoura.

Le challenge, l’élevage de reines jaunes

Le processus n’est pas simple et demande du temps et de l’attention. Pour résumer, l'idée est de prélever du couvain des reines jaunes en montagne, où la race est la plus pure, pour élever de nouvelles reines jaunes qui iront ensuite remplacer les reines noires dans les ruchers ciblés. Petit à petit, et en limitant drastiquement la présence de bourdons noirs, les générations d’abeilles jaunes reprendront le dessus.

Mais comme le disait Mohamed en introduction, c’est un travail de longue haleine qui nécessite une implication totale. Pourtant, le jeu en vaut la chandelle et c’est pourquoi l’association Albisher, dont il est le représentant, a pour objet d’offrir des formations aux hommes et femmes volontaires pour s’engager en apiculture. Et l’abeille jaune est une candidate idéale, puisqu’elle offre, en plus de toutes ses autres qualités, un rendement bien supérieur aux cinq kilos en moyenne par ruche actuels… C’est ce qu’on appelle une situation gagnant/gagnant!

L’association est d’ailleurs toujours à la recherche de bonnes volontés souhaitant partager leur savoir. À bon entendeur, si vous vous y connaissez en apiculture et que vous avez du temps à offrir, n’hésitez pas à contacter Mohamed!

De retour de cette expédition dans les montagnes du Haut Atlas, nous sommes invités à partager le couscous traditionnel du vendredi. Entre deux boulettes, il nous glisse qu’il a une surprise pour nous…  Il a contacté deux de ses amis, engagés dans un formidable projet de plantation d’une forêt nourricière au beau milieu du désert, ainsi qu’un autre de ses amis, spécialisé dans l’agro-homéopathie, pour que nous puissions les rencontrer!  « Je ne fais que vous donner de bonne fleurs à butiner » nous dit-il en souriant devant notre air ébahi, avec toute la retenue et la sagesse qui le caractérisent. Nous connaissons maintenant nos deux prochaines destinations! 

Merci Mohamed. Nous étions venus pour découvrir l’abeille jaune du Sahara, et nous repartons persuadés de n’avoir soulevé qu’un grain de sable…

Coordonnés Association ALBISHER

Localité: Skoura, Province de Ouarzazate, Maroc

E-mail: associalbisher@live.fr

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